Olha Semchyshyn

Olha est violiniste et chanteuse. Avec Marino Palma, elle est à l’origine de Kimnata polit, projet de chansons en mouvements constants. Son public préféré est prêt à recevoir et à partager une intimité. Son public pas préféré est trop porté par l’intellect. Olha aime parler aux gens dans les trains.

Je viens d’Ukraine, d’un pays où la musique, la poésie et la nature sont indissociables de la vie. Ces racines nourrissent tout ce que je crée. Depuis l’âge de cinq ans, le violon m’accompagne comme une seconde voix, et mes études à l’HEMU de Lausanne m’ont donné la rigueur et la liberté d’aller chercher plus loin.
Aujourd’hui, je tisse musique, chant et poésie pour ouvrir des espaces sensibles où chacun peut se reconnecter à soi. Je crois à la force fragile des instants, à la compassion comme acte de courage, à l’art comme lieu de respiration et à l’Univers qui danse. Mon travail ne s’enferme pas dans une discipline : il suit le mouvement de la vie, il emprunte au classique et au contemporain, il s’inspire du folklore ukrainien comme des sons d’aujourd’hui, il s’ancre dans le réel mais cherche toujours l’infini.
De cette recherche sont nés plusieurs mondes : Kimnata Polit, un laboratoire intime où le piano et les voix ouvrent des refuges émotionnels ; PeauPierre, une performance immersive créée avec Zoé Sève, qui interroge comment la compassion peut protéger notre vulnérabilité face à la dureté du monde ; ou encore Svitanok, un duo violon-piano qui relie l’héritage musical à des horizons nouveaux. Ces projets ne sont pas des chapitres séparés mais les facettes d’un même élan : dire l’essentiel avec la musique, et le partager dans toute sa simplicité et sa profondeur.
Créer, pour moi, c’est ressentir le vent de la vie, et inviter les autres à le ressentir à leur tour.

Portes Ouvertes 2026
Titre de l'oeuvre présentée :
Princess Kalpana - les chansons coulantes du sol ukrainien
/Une ouverture vers des manières ukrainiennes de concevoir la vie

Une pierre ce n’est pas la pluie, on ne va pas mesurer la pluie sur une échelle de pierre. De même, avec plusieurs cultures. Si on ne l'a pas vécu corporellement et dans le temps, difficile de comprendre ou mesurer. Par contre, il est possible de coexister en sentant la réaction d’un impact naturel d’une culture inconnue sur notre corps/coeur. Comme la pluie qui tombe sur la pierre. Ou la pierre qui se déplace, se mouille avec la pluie.
La performeuse cherchera ce lien qui peut se former entre les humains qui ont pas les mêmes racines, mais l’humanité en commun. Aussi, elle explorera comment à l’intérieur d’une culture le temps change les textes et les sens, mais pas les os de compréhension et perception.